Konpa, rara, twoubadou : l’histoire de nos rythmes
Trois musiques, trois histoires, une même fierté. Petit voyage dans les rythmes qui racontent Haïti, des rues du rara aux salles de bal du konpa.
Dans une fête, à la radio ou dans un tap-tap, la musique est partout en Haïti. Trois rythmes en particulier racontent une grande partie de notre histoire : le konpa, le rara et le twoubadou.
Le konpa, la danse d’un pays
Le konpa direct est né dans les années 1950, et on associe sa création au saxophoniste et chef d’orchestre Nemours Jean-Baptiste. Son rythme régulier, porté par la batterie, la guitare et les cuivres, a conquis les salles de danse. Plus tard, les « mini-jazz » des années 1960 et 1970, puis les grands groupes modernes, l’ont fait voyager dans toute la Caraïbe, en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd’hui encore, le konpa est la bande-son des mariages, des fêtes de famille et des soirées de la diaspora.
Le rara, la musique de la rue
Le rara sort chaque année dans la période du Carême, jusqu’à Pâques. Des bandes marchent dans les rues au son des vaksin (tubes de bambou), des tambours, des trompettes en métal et des chants. Le rara mêle fête, spiritualité et message : ses chansons commentent souvent la vie du pays et la politique, avec humour ou colère.
Le twoubadou, la voix des souvenirs
Le twoubadou, c’est la guitare, la voix, le manbo (une grande boîte à pouces qui joue la basse) et les maracas. Cette musique douce, qui doit beaucoup aux échanges avec Cuba, parle d’amour, de nostalgie et de la vie de tous les jours. On l’entend dans les restaurants, les hôtels et les soirées où l’on a envie de chanter ensemble.
Une même racine
Konpa, rara, twoubadou : trois styles très différents, mais qui partagent le même lien avec les rythmes africains, le créole et la vie du peuple haïtien. Les écouter, c’est comprendre un peu mieux d’où l’on vient.
Et vous, quel est le morceau haïtien qui vous rappelle le pays ? Dites-le-nous sur nos réseaux.