Afrique : cinq secteurs où les jeunes créent leur propre emploi
Paiement mobile, agriculture, énergie solaire, mode et culture : partout sur le continent, une nouvelle génération invente ses propres métiers.
L’Afrique est le continent le plus jeune du monde. Face au manque d’emplois classiques, beaucoup de jeunes ne cherchent plus un poste : ils le créent. Voici cinq secteurs où cette énergie se voit le plus.
1. L’argent sur le téléphone
Au Kenya, le service M-Pesa a montré dès la fin des années 2000 qu’on pouvait envoyer et recevoir de l’argent avec un simple téléphone, sans compte bancaire. Depuis, les services de paiement mobile se sont multipliés sur tout le continent, et avec eux des milliers de petites entreprises : agents de transfert, boutiques en ligne, applications de gestion pour les commerçants.
2. L’agriculture modernisée
L’agriculture fait vivre une grande partie des Africains. De jeunes entrepreneurs aident les paysans à vendre directement aux acheteurs, à recevoir la météo par SMS, à mieux conserver leurs récoltes ou à transformer leurs produits sur place : jus, farines, huiles, produits séchés.
3. L’énergie solaire
Dans les zones qui n’ont pas accès au réseau électrique, les kits solaires changent la vie : de la lumière le soir pour étudier, des téléphones chargés, de petits commerces qui restent ouverts plus longtemps. Leur vente, leur installation et leur réparation créent de nombreux emplois.
4. La mode et le design
Tissus wax, bogolan, kente : les créateurs africains mélangent tradition et style moderne et vendent désormais dans le monde entier grâce aux réseaux sociaux. Couturiers, stylistes, photographes et vendeurs en ligne forment toute une chaîne d’emplois.
5. La musique et la culture
L’afrobeats, l’amapiano, le cinéma nigérian de Nollywood : la culture africaine s’exporte comme jamais. Derrière les artistes, il y a des producteurs, des monteurs vidéo, des organisateurs d’événements et des créateurs de contenu.
Ce que la diaspora peut en retenir
Ces réussites ont souvent un point commun : partir d’un problème très concret du quotidien, commencer petit avec les outils disponibles, surtout le téléphone, et grandir pas à pas. Une leçon valable partout, en Afrique comme dans la Caraïbe.